Édition corrigée · 37 pages · 11 études de cas

D’où viennent nos Églises protestantes ?

Un parcours pour comprendre les grandes familles protestantes et évangéliques, leurs origines, leurs différences, leurs institutions et les liens qui les unissent - sans confondre influence, filiation et affiliation.

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Fait documentéSimplification signaléeDonnée actuelle datéeLecture théologique de l’auteur
Avant de commencer - repères bibliques et historiques

Lecture théologique proposée par l’auteur : dans une perspective chrétienne missionnaire, cette histoire peut être lue comme une continuation de la mission confiée par le Christ. Cette proposition est distinguée ici des constats historiques.

Vingt-et-un siècles pour accomplir une promesse

Avant d’entrer dans la frise, un détour nécessaire. La frise commence en 1170, mais l’histoire qu’elle raconte est l’accomplissement d’une promesse faite vers l’an 33 — le jour où Jésus ressuscité confie à ses disciples une mission. Tout ce qui suit — les vaudois, la Réforme, les réveils, les Églises évangéliques d’aujourd’hui — en découle, étape après étape. C’est ce fil qu’il faut garder en main pour lire les trente-sept pages : chaque famille, à sa manière et à son époque, a repris la même mission.

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

« Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

« Vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. »

De Lyon à Oxford, de Wittenberg à Zurich, de Herrnhut à Londres, de Los Angeles au Havre, de Yaoundé au monde entier : les frises et les cartes qui suivent en dessinent le trajet réel. Aucune famille n’a agi seule, aucune n’a inventé le mouvement qui la portait — et c’est précisément la preuve que la promesse dépassait chacune d’elles.

Les douze siècles qui précèdent la frise

Pourquoi ces quelques dates avant la page 1 ? Parce que, entre la Pentecôte et Pierre Valdo, la promesse n’a pas attendu : l’Évangile a déjà traversé l’Empire romain, la Gaule, les îles britanniques, la Germanie et le monde slave. Ces sept jalons suffisent à le montrer.

v. 33JérusalemLa Pentecôte : la promesse d’Actes 1.8 commence à s’accomplir.
v. 50-60MéditerranéeLes voyages de Paul portent l’Évangile d’Antioche jusqu’à Rome.
177LyonLes martyrs de Lyon : une des premières communautés attestées en Gaule.
325 · 381Nicée, ConstantinopleNicée affirme la pleine divinité du Fils ; le symbole trinitaire est achevé à Constantinople. Il reste le repère commun.
597-723Cantorbéry, GermanieAugustin évangélise l’Angleterre, Boniface les pays germaniques.
863MoravieCyrille et Méthode traduisent l’Écriture en langue slave.
v. 1170LyonPierre Valdo : la frise de ce dossier commence ici.

En image, le deuxième jalon, premier accomplissement de la promesse : au cours de trois voyages missionnaires, puis d’un voyage à Rome comme prisonnier, Paul fonde des Églises de la Syrie à l’Italie. Ses routes sont le modèle de toutes celles que les cartes de ce dossier suivront ensuite, de Wittenberg à Yaoundé.

Carte du ministère de Paul dans le monde du Ier siècle, montrant ses trois voyages missionnaires et son chemin vers Rome
Reconstitution cartographique moderne, d’après Biblica Open Bible Map (CC BY-SA 4.0).

Un détail qui dit tout : la même ville, Lyon, voit les premiers martyrs de Gaule en 177 et les premiers vaudois mille ans plus tard. Rien ne recommence jamais de zéro.

Trois siècles et demi séparent Valdo de Wittenberg. Ce que les précurseurs avaient tenté seuls, et payé de leur vie, Luther, Zwingli et Calvin vont l’obtenir à l’échelle de peuples entiers.

Trois réformateurs majeurs

Portrait de Martin Luther (atelier de Lucas Cranach l’Ancien)
Martin Luther1483-1546
Portrait d’Ulrich Zwingli (d’après Hans Asper)
Ulrich Zwingli1484-1531
Portrait de Jean Calvin (école française du XVIe siècle)
Jean Calvin1509-1564

Trois hommes, trois pays, une même conviction : l’Écriture avant l’institution. En un quart de siècle, ils font passer une protestation intérieure à l’Église romaine à l’état d’Églises organisées, dotées d’une confession de foi, d’une liturgie et de pasteurs formés.

Martin Luther

1483-1546 · Wittenberg, Saxe

Moine augustin et professeur de théologie. Le 31 octobre 1517, ses quatre-vingt-quinze thèses contestent le commerce des indulgences ; l’imprimerie les répand dans toute l’Europe en quelques semaines. Sommé de se rétracter devant l’empereur à la diète de Worms en 1521, il refuse. Réfugié à la Wartburg, il traduit le Nouveau Testament en allemand (1522), puis la Bible entière (1534) : le texte cesse d’être réservé aux clercs. Sa découverte tient en une phrase — le salut est reçu par la foi, comme un don, non gagné par les œuvres.

De lui viennent les Églises luthériennes.

Ulrich Zwingli

1484-1531 · Zurich

Prêtre et prédicateur au Grossmünster à partir de 1519, il commente l’Écriture livre après livre, du premier verset au dernier, et fait retirer du culte ce que la Bible ne prescrit pas : images, orgues, messe. Plus radical que Luther, il rompt avec lui au colloque de Marbourg en 1529 : pour Zwingli, la Cène est un mémorial et non une présence réelle. Il meurt à la bataille de Kappel en 1531. Ses propres disciples, jugeant la réforme trop lente, baptisent des adultes dès 1525 et deviennent les premiers anabaptistes.

À Zurich, plusieurs proches de sa réforme, dont Conrad Grebel et Felix Manz, rompent avec lui sur le baptême des enfants ; ce noyau constitue l’un des foyers de l’anabaptisme.

Jean Calvin

1509-1564 · Noyon, puis Genève

Français, juriste de formation, exilé pour sa foi. En 1536, à vingt-six ans, il publie l’Institution de la religion chrétienne, premier exposé d’ensemble de la foi réformée ; il la traduira lui-même en français en 1541, faisant de sa langue une langue de théologie. À Genève, il donne à l’Église une organisation durable — pasteurs, docteurs, anciens, diacres — et fonde en 1559 une Académie qui formera des pasteurs pour toute l’Europe, dont beaucoup repartiront évangéliser la France au péril de leur vie.

De lui viennent les Églises réformées, dont les huguenots français.

Aucun des trois n’a voulu fonder de dénomination au sens actuel : ils cherchaient à réformer l’Église existante, et c’est l’excommunication qui a tranché. Les familles décrites dans ce dossier naissent de ce mouvement — le plus souvent après leur mort, parfois en désaccord avec eux, toujours en revendiquant la même autorité : celle de l’Écriture.

Code couleur des familles protestantes et trois repères pour comprendre la frise historique
Ces trois repères — deux modèles d’Église (de territoire, de professants) et un phénomène qui les traverse (les réveils) — suffisent à lire toute la frise. L’encadré ci-dessous explique pourquoi on en a besoin. La page 11 les reprend en grand format, avec le code couleur.

Pourquoi peut-on s’y perdre ?

Quatre pièges reviennent dans toute histoire du protestantisme. Les connaître d’avance suffit le plus souvent à les éviter.

  1. Les mots changent de sens. « Évangélique » signifie « fidèle à l’Évangile », donc luthérien, en 1520 ; aujourd’hui il nomme une famille d’Églises. « Réformé » désigne à la fois le mouvement du XVIe siècle et une dénomination française actuelle. Le glossaire (page 37) tranche à chaque fois.
  2. Les filiations ne forment pas un arbre. Les familles s’empruntent : le méthodisme nourrit le pentecôtisme, qui revient ensuite dans des Églises réformées par le renouveau charismatique. D’où le premier repère : raisonner en deux modèles d’Église plutôt qu’en branches séparées.
  3. Les réveils reviennent. Piétisme, méthodisme, Réveil de Genève, Azusa Street : le même ressort ressurgit à quatre siècles de distance. D’où le troisième repère : un réveil n’est pas une nouvelle famille, c’est un phénomène qui traverse les familles existantes.
  4. Beaucoup de noms, beaucoup de sigles. Vingt-quatre figures et une trentaine d’abréviations jalonnent le dossier. La galerie des visages (pages 12 à 16) et le glossaire sont là pour qu’on ne les confonde pas.

Deux pièges tiennent au vocabulaire, deux à la manière de se représenter l’histoire : le glossaire répond aux premiers, les trois repères aux seconds.

Choisir son parcours37 pages historiques et 11 études de cas

Frise chronologique

De Pierre Valdo à Toronto

Repères et figures

Vocabulaire, couleurs et personnes

Familles et courants

Origines, convictions et situation française

Comparer et comprendre

Tableaux, institutions, cartes et glossaire

Études de cas contemporaines

CMFI-CMCI, Ellel et Hopesland

Animation · en un coup d’œil

La frise en mouvement

Huit fils, huit courants : chaque fil naît à sa date, s’allume à chaque événement et court jusqu’à aujourd’hui. Les neuf pages qui suivent racontent ce dessin en détail.

Le tracé se déclenche quand la frise entre à l’écran — la page 1 fait référence.
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La frise : des précurseurs au CNEF

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La frise : des précurseurs au CNEF

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la frise : des précurseurs au cnef la frise : des précurseurs au cnef chaque famille suit son fil de couleur ; le fil gris porte l'histoire générale et le pouvoir civil. à gauche : la date, le lieu et le visage de la figure concernée. au centre, chaque fil naît au premier événement de sa famille et court jusqu'à son dernier ; une pastille marque l'événement, et le titre reprend la couleur de la famille. v.

1170 lyon pierre valdo et les vaudois un riche marchand lyonnais donne ses biens et prêche l'évangile en langue du peuple. excommuniés en 1184, les « pauvres de lyon » survivent trois siècles dans les vallées alpines — et rallieront la réforme au synode de chanforan (1532). v.

1380 oxford john wycliffe le théologien d'oxford place l'écriture au-dessus du pape et lance la première traduction complète de la bible en anglais, achevée par ses disciples. ses disciples, les lollards, seront persécutés mais jamais éteints. 1415 constance jan hus au bûcher héritier de wycliffe, le prédicateur de prague est brûlé par le concile de constance. ses héritiers formeront l'unité des frères — dont descendent les frères moraves.

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La frise : des précurseurs au CNEF
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Réforme, anabaptisme et premières filiations

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Réforme, anabaptisme et premières filiations

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réforme, anabaptisme et premières filiations 1517 wittenberg les 95 thèses de luther un moine augustin conteste le commerce des indulgences. l'imprimerie diffuse le texte dans toute l'europe en quelques semaines : la réforme commence. 1521 meaux le cénacle de meaux autour de l'évêque briçonnet, lefèvre d'étaples traduit le nouveau testament en français (1523). première aurore évangélique française ; la répression suit dès 1523 avec le premier martyr français, jean vallière, brûlé à paris.

1525 zurich naissance de l'anabaptisme grebel et manz baptisent des adultes sur profession de foi : rupture avec l'église d'état. c'est l'ancêtre des mennonites, et l'inspiration lointaine des baptistes et de toutes les églises de professants.

1532 chanforan, piémont les vaudois rallient la réforme guillaume farel, évangéliste de la suisse romande, obtient au synode de chanforan que les héritiers de pierre valdo rejoignent la réforme et financent une bible en français. quatre ans plus tard, c'est lui qui retiendra calvin à genève.

1536 bâle, puis genève calvin publie l'institution exilé après l'affaire des placards (1534) et la répression qui suit, calvin publie à bâle l'institution de la religion chrétienne : la réforme francophone a sa théologie. genève devient la plaque tournante du protestantisme français.

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Les premières Églises protestantes françaises

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Les premières Églises protestantes françaises

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les premières églises protestantes françaises 1555 paris première église réformée « dressée » à paris première église organisée avec pasteur, anciens et diacres. en 1559, le premier synode national adopte une confession de foi commune — ratifiée en 1571 à la rochelle — et une discipline presbytérienne-synodale. à la veille des guerres de religion, la france comptera près de 2 000 communautés selon le millésime et le mode de comptage : les huguenots.

1572 paris la saint-barthélemy après dix ans de guerres civiles ouvertes par le massacre de wassy (1562), des milliers de huguenots sont massacrés à paris et en province. le protestantisme français ne s'en remettra démographiquement jamais tout à fait. 1598 nantes l'édit de nantes henri iv accorde aux réformés la liberté de conscience et un culte encadré. un compromis confessionnel majeur dans la monarchie française — mais fragile.

1609 amsterdam première église baptiste john smyth, puritain anglais exilé, se baptise avec sa communauté au contact des mennonites : baptême du croyant et héritage réformé. les baptistes sont nés. 1685 fontainebleau révocation de l'édit de nantes louis xiv interdit le protestantisme. environ 200 000 huguenots s'exilent — c'est le refuge ; ceux qui restent pratiquent en secret.

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Les premières Églises protestantes françaises
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Le Désert, les moraves et le méthodisme

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Le Désert, les moraves et le méthodisme

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le désert, les moraves et le méthodisme 1715 les montèzes, cévennes le « désert » : antoine court premier synode clandestin, treize ans après la révolte armée des camisards (1702-1710). pendant soixante-dix ans, les églises « du désert » célèbrent le culte dans les garrigues, au péril de la vie de leurs pasteurs. 1727 herrnhut, saxe le réveil morave des héritiers de jan hus, réfugiés chez le comte de zinzendorf, vivent un réveil qui lance le premier grand mouvement missionnaire protestant.

1730 aigues-mortes la tour de constance : marie durand emprisonnée à dix-neuf ans parce qu'elle est la sœur d'un pasteur du désert, marie durand refuse d'abjurer et passe trente-huit ans dans la tour d'aigues-mortes. le mot « resister » — résister — gravé par les captives est resté celui de la mémoire huguenote. 1738 londres conversion de john wesley au contact des moraves, wesley fait l'expérience du salut personnel. le méthodisme naît : prédication en plein air, petits groupes, sainteté pratique.

1740 nouvelle- angleterre le grand réveil edwards et whitefield prêchent la conversion personnelle à des foules immenses. la matrice de l'évangélisme moderne se met en place.

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Le Désert, les moraves et le méthodisme
Précision de lecture — Le mot gravé à la tour de Constance

Le mot gravé dans la margelle de la tour est habituellement transcrit REGISTER, forme occitane de « résister » ; « resister » en est la lecture modernisée. La gravure est traditionnellement attribuée aux captives, sans qu’on puisse l’attribuer avec certitude à Marie Durand elle-même.

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Tolérance, réveils et premières familles françaises

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Tolérance, réveils et premières familles françaises

Corrections et nuances à lire en premier

Précision de lecture — Réveil de Genève

Haldane influence directement notamment César Malan, Frédéric Monod et Merle d’Aubigné. Adolphe Monod devient ensuite une grande figure française du Réveil, mais ne relève pas exactement du même premier cercle genevois.

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tolérance, réveils et premières familles françaises 1787 versailles édit de tolérance louis xvi rend un état civil aux protestants. la révolution (1789) puis les articles organiques (1802) rétablissent la liberté et l'organisation du culte. 1791 normandie arrivée du méthodisme en france des prédicateurs méthodistes venus des îles anglo-normandes évangélisent la normandie puis le midi. une union méthodiste française se structurera au xixe siècle.

1810 nomain, nord premiers baptistes français un réveil dans le nord aboutit vers 1820 à la première église baptiste de france. des missions américaines viendront épauler le mouvement naissant. 1817 genève le réveil de genève sous l'impulsion de l'écossais robert haldane, malan, frédéric monod et merle d'aubigné reçoivent une impulsion décisive ; adolphe monod relaiera plus tard le réveil. ils redécouvrent la conversion et l'autorité de l'écriture. le réveil se propage dans toutes les églises de france.

1832 plymouth, puis suisse john darby et les « frères » le mouvement des « frères », né à dublin puis à plymouth, prêche une église sans clergé, réunie autour de la cène. l'irlandais j. n. darby le portera en suisse romande à partir de 1837, d'où il gagnera l'ardèche, la drôme et le midi.

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Millérisme, Frères, libristes et Étudiants de la Bible

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Millérisme, Frères, libristes et Étudiants de la Bible

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millérisme, frères, libristes et étudiants de la bible 1844 états-unis la « grande déception » millérite le prédicateur baptiste william miller annonce le retour du christ pour 1843-1844 ; ses disciples fixeront ensuite la date du 22 octobre 1844. l'attente échoue ; du mouvement éclaté sortent les adventistes du septième jour (ellen white) — et le terreau d'où sortiront plus tard les témoins de jéhovah.

1848 îles britanniques frères « étroits » et frères « larges » le mouvement des frères se divise : les darbystes stricts refusent toute communion avec les autres églises, les « larges » acceptent la coopération. en france, ce sont ces derniers dont la branche française, implantée plus tardivement, contribuera aux futures caef.

1849 paris union des églises évangéliques libres frédéric monod et agénor de gasparin quittent l'église réformée « multitudiniste » : ils veulent des églises de professants, libres de l'état. naissance des « libristes » (l'ueel actuelle). 1879 pittsburgh russell et les étudiants de la bible nourri par d'anciens milléristes (storrs, barbour), charles t. russell lance la tour de garde : chronologies prophétiques, annonce de 1914, rejet de la trinité. les premiers groupes atteignent la france au début du xxe siècle.

1905 paris séparation des églises et de l'état la loi de 1905 met fin au régime des cultes reconnus. la même année naît la fédération protestante de france (fpf), qui regroupe peu à peu de nombreuses familles, sans les réunir toutes.

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Azusa Street et le pentecôtisme en France

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Azusa Street et le pentecôtisme en France

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azusa street et le pentecôtisme en france 1906 los angeles azusa street : le pentecôtisme un réveil marqué par le baptême du saint-esprit et le parler en langues, dans une assemblée issue du mouvement de sainteté — lui-même fils du méthodisme. il gagnera le monde entier en une génération.

1921 nogent-sur-marne l'institut biblique de nogent ruben saillens, pasteur baptiste et prédicateur du réveil, ouvre un institut biblique où se formeront pendant un siècle des pasteurs de presque toutes les familles évangéliques françaises. quarante ans avant vaux-sur-seine, la formation est déjà le premier terrain commun.

1930 le havre, rouen douglas scott en france le prédicateur pentecôtiste britannique douglas scott commence un ministère d'évangélisation et de guérison en normandie. le pentecôtisme français démarre. 1931 columbus, usa le nom « témoins de jéhovah » joseph rutherford renomme et centralise le mouvement de russell. sa doctrine antitrinitaire le situe hors du protestantisme confessant — ni fpf ni cnef — mais ses racines plongent bien dans les réveils protestants américains.

1932 france organisation progressive des assemblées de dieu après une première convention en 1932, les églises issues du ministère de scott s'organisent nationalement à partir de 1933 ; l'unadf sera créée en 1983.

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Réunification réformée, Vie et Lumière et renouveau charismatique

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Réunification réformée, Vie et Lumière et renouveau charismatique

Corrections et nuances à lire en premier

Précision de lecture — Plusieurs phénomènes à distinguer

Quatre repères que la page condense et qu’il faut séparer. 1952 est l’année du réveil et du début du ministère de Clément Le Cossec ; la Mission Vie et Lumière n’est formellement structurée que vers 1954. Le jalon « France-Mission, Perspectives, CAEF » réunit trois réalités qui ont chacune leur propre histoire. Le renouveau charismatique et les Églises issues des migrations sont deux phénomènes distincts, contemporains mais indépendants. Enfin, la FLTE est une étape majeure de la formation théologique évangélique, mais elle n’en est pas la première : l’Institut biblique de Nogent était déjà interdénominationnel depuis 1921.

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réunification réformée, vie et lumière et renouveau charismatique 1938 france, midi réunification réformée — et l'unepref les églises réformées françaises se réunissent en une seule église. une partie des églises du midi refuse une union sans confession de foi contraignante : elles forment une union réformée évangélique indépendante, aujourd'hui l'unepref.

1952 bretagne, normandie réveil tzigane : vie et lumière autour du pasteur clément le cossec, un réveil touche les gens du voyage. la mission vie et lumière deviendra l'un des plus grands mouvements évangéliques de france. 1957 france vague d'implantations d'églises france mission, puis perspectives, les caef — assemblées issues des frères larges, structurées en union — et de nombreuses œuvres implantent des églises dans les villes sans témoignage évangélique.

1960 france renouveau charismatique et églises de la diversité le courant charismatique traverse toutes les confessions ; des églises issues des migrations — antillaises, africaines, asiatiques — enrichissent le paysage évangélique français. 1965 vaux-sur-seine une faculté commune la faculté libre de théologie évangélique ouvre ses portes : pour la première fois, des baptistes, des libristes, des frères et des pentecôtistes se forment ensemble. le premier lieu où les familles se sont vraiment connues.

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Réunification réformée, Vie et Lumière et renouveau charismatique
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1994 : la Bénédiction de Toronto et Catch The Fire

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1994 : la Bénédiction de Toronto et Catch The Fire

Corrections et nuances à lire en premier

Précision de lecture — Décembre 1995 : la séparation d’avec le Vineyard

Le renouveau de 1994 commence dans une Église affiliée à l’Association of Vineyard Churches, la Toronto Airport Vineyard. En décembre 1995, l’association met fin à cette affiliation : l’Église prend alors le nom de Toronto Airport Christian Fellowship, puis de Catch The Fire en 2010.

C’est l’exemple le plus net de ce que ce dossier cherche à distinguer partout : une influence spirituelle peut être mondiale et durable alors même que le lien institutionnel a été rompu. Catch The Fire n’est pas une branche du Vineyard, et le Vineyard ne répond pas de ce qui s’est développé à Toronto après 1995.

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1994 : la bénédiction de toronto et catch the fire 1994 toronto, canada la « bénédiction de toronto » et catch the fire des réunions conduites par randy clark dans une église vineyard de toronto ouvrent une vague de renouveau qui attire des visiteurs du monde entier. séparée de vineyard en décembre 1995, l'église devient tacf en 1996, puis catch the fire toronto en 2010-2011 - en france à lyon depuis 2017.

2010 paris création du cnef le conseil national des évangéliques de france rassemble plus de 70 % des églises protestantes évangéliques — baptistes, libristes, add, caef, méthodistes, réformés évangéliques, vie et lumière… une première historique.

2013 lyon naissance de l'epudf l'église réformée de france et l'église évangélique luthérienne de france s'unissent ; l'uepal reste distincte. les réformés évangéliques (unepref) restent, eux, une union distincte, membre du cnef. auj. france un paysage en croissance en août 2026, le cnef affiche 2 530 lieux de culte, 36 unions membres et 173 associations membres, et un nombre croissant d'implantations nouvelles. huit siècles après valdo, la question n'est plus « survivrons-nous ? » mais « saurons-nous rester frères ? ».

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1994 : la Bénédiction de Toronto et Catch The Fire

Huit siècles après Valdo, la question n’est plus « survivrons-nous ? » mais « saurons-nous rester frères ? ».

Fin de la frise chronologique

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Après la frise — des événements aux familles

A4 Portrait

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Après la frise — des événements aux familles

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apres la frise transition des evenements aux figures et aux familles rappel code couleur d’où viennent nos églises protestantes ? volet a4 portrait - généalogie du protestantisme évangélique en france d'où viennent nos églisesprotestantes ? galerie des figures, filiations et récits des familles - dont catch the fire -, tableau récapitulatif, maisons communes, cartes et repères pratiques. document de synthèse destiné à tout croyant du monde protestant, quelle que soit sa famille d'églises. il peut être librement imprimé, photocopié et partagé. édition 2026 synthèse de vulgarisation historique comment lire ce document chaque église évangélique de france — qu'elle soit baptiste, libriste, pentecôtiste, issue des frères, méthodiste, réformée évangélique ou mennonite — est l'héritière d'une histoire précise, faite de réveils, de persécutions, de ruptures et de retrouvailles. ce document la retrace en cinq temps.

1. la frise chronologique est fournie dans un fichier a4 paysage séparé, afin que ses dates, lieux, portraits et filiations restent lisibles à lʼimpression. 2. la galerie des figures met un visage sur les noms qui reviennent le plus souvent. 3. les fiches par famille répondent à la question « d'où vient mon église ? » : une chaîne généalogique remonte de l'union actuelle jusqu'à la réforme, suivie d'un court récit. 4. le tableau récapitulatif et les maisons communes situent chaque famille dans l'ensemble.

5. les cartes montrent qui a évangélisé quoi, et par quelles routes. un principe traverse tout le document : aucune famille n'est « plus légitime » qu'une autre. toutes confessent le même évangile ; elles diffèrent par le chemin historique qui les a conduites jusqu'ici. connaître ce chemin aide à comprendre ses frères autant que soi-même.

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Changement de focale · la frise est terminée

De l’histoire commune
aux familles d’Églises

À partir d’ici, le dossier ne recommence pas l’histoire : il s’en approche.

La réponse courte à « D’où viennent nos Églises ? »

Elles viennent rarement d’une seule source. Leur identité s’est formée par couches successives : héritage de la Réforme, manière de comprendre l’Église et le baptême, réveils spirituels, œuvres missionnaires, migrations, implantations locales et regroupements institutionnels. Une même communauté peut donc appartenir à une famille historique, recevoir des influences spirituelles plus récentes et être membre d’une union d’Églises : ces niveaux se complètent sans se confondre.

Ce que la frise a montré

Les grandes dates, les réveils, les migrations, les ruptures, les unions et les routes par lesquelles les courants protestants se sont développés.

Ce qui commence maintenant

Les figures marquantes, les familles d’Églises, leurs héritages propres, leurs différences de statut et leurs points de rencontre.

Trois gestes pour poursuivre la lecture

1 · Se repérerRetrouver la couleur

Chaque famille garde la même couleur d’une page à l’autre.

2 · Mettre un visageRencontrer les figures

La galerie présente les personnes dont les noms reviennent dans la frise et dans les récits de famille.

3 · Suivre un héritageOuvrir une fiche famille

Chaque fiche remonte de la famille actuelle vers ses principaux jalons historiques, sans réduire son histoire à une seule origine.

Le repère essentiel : proximité ne signifie pas affiliation.

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Rappel — code couleur des familles

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Rappel — code couleur des familles

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Précision de lecture — Deux modèles simplifiés

La Réforme radicale n’invente pas absolument l’Église de professants ; elle en formalise un modèle protestant durable. Les Églises territoriales de la Réforme magistérielle ne se résument pas davantage à une appartenance automatique de tout habitant.

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code couleur et parcours de lecture code couleur des familles histoire générale, pouvoir civil pierre valdo, wycliffe, jan hus réformés et luthériens (huguenots) jean calvin, antoine court anabaptistes, mennonites, baptistes menno simons, john smyth libristes et assemblées de frères frédéric monod, j. n. darby mo raves, méthodistes, réveils john wesley, robert haldane p entecôtistes et charismatiques douglas scott, clément le cossec s tructures communes fpf 1905, cnef 2010 millérism e, étudiants de la bible charles t. russell trois repères pour ne pas se perdre la réforme « magistérielle » (luther, calvin, l'anglicanisme) réforme des églises de territoire, appuyées sur les autorités civiles : tout habitant en est membre de naissance. la réforme « radicale » (anabaptistes, 1525) formalise durablement l'église de professants : on y entre par une foi personnelle, marquée par le baptême du croyant. les réveils (piétisme, méthodisme, réveil de genève, pentecôtisme) rallument périodiquement la flamme de la conversion personnelle à l'intérieur des deux modèles. l'évangélisme français actuel est né de la rencontre de ces trois courants.

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Code couleur et parcours de lecture

Comprendre la légende

Ce qui distingue les huit fils de couleur

Ce ne sont pas huit dénominations équivalentes : six fils suivent des familles ou courants, le gris donne le contexte historique et le noir relie les organismes communs.

Gris · Histoire générale

Précurseurs, pouvoirs civils, persécutions et libertés publiques : un repère de contexte, pas une famille d’Églises.

Bleu · Réformés et luthériens

Réforme confessionnelle du XVIe siècle : autorité biblique, prédication et sacrements, avec des Églises historiquement territoriales.

Turquoise · Anabaptistes, mennonites, baptistes

Églises de professants et baptême lié à une foi personnelle. Les baptistes ont une histoire propre : la parenté n’est pas une filiation unique.

Brun · Libristes et Assemblées de Frères

Indépendance et engagement personnel les rapprochent ; les libristes viennent du Réveil réformé, les Frères privilégient la collégialité des ministères.

Violet · Moraves, méthodistes et Réveils

Renouveau de la foi vécue : conversion, sainteté, prière, mission et service. Ces Réveils peuvent traverser plusieurs familles d’Églises.

Rouge · Pentecôtistes et charismatiques

Accent sur l’action actuelle et les dons du Saint-Esprit. Les pentecôtistes forment des Églises ; le renouveau charismatique traverse aussi des Églises existantes.

Noir · Structures communes

La FPF et le CNEF représentent, relient et font coopérer leurs membres : ce ne sont ni une doctrine ni une nouvelle dénomination.

Vert · Millérisme et Étudiants de la Bible

Courants eschatologiques du XIXe siècle. Adventistes et Témoins de Jéhovah suivent ensuite des trajectoires et des confessions distinctes.

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Le mot évangélique et la galerie des figures

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Le mot évangélique et la galerie des figures

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le mot évangélique et la galerie des figures le mot « évangélique » : ce qu'il dit, ce qu'il ne dit pas le mot vient d'evangelium, la bonne nouvelle : au xvie siècle il désigne simplement ceux qui veulent revenir à l'évangile. en france, il a pris depuis le xixe siècle un sens plus précis, celui d'un protestantisme qui insiste sur quatre points : l'autorité de la bible, la nécessité d'une conversion personnelle, la centralité de la croix, l'engagement dans le témoignage et le service. ce n'est donc ni une dénomination, ni une importation américaine : c'est une sensibilité qui traverse des familles très différentes — dont plusieurs sont nées en france ou en suisse bien avant l'influence des états-unis. et l'adjectif « évangélique » ne s'oppose pas à « protestant » : il en désigne une part. la galerie des figures vingt-cinq noms qui reviennent d'un bout à l'autre de ce document : les dates encadrent la vie de chacun, le lieu indique le foyer de son action. pierre valdo v.

1140 – v. 1206 · lyon les pauvres de lyon john wycliffe v. 1330 – 1384 · oxford l'écriture au-dessus du pape

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Le mot évangélique et la galerie des figures
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Galerie : Hus, Luther, Calvin, Menno Simons, Court et Wesley

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Précision de lecture — Comment lire les flèches

Les flèches de ces arbres peuvent représenter une filiation institutionnelle, une influence ou un contexte commun. Elles ne doivent pas être comprises comme une chaîne causale unique.

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galerie : hus, luther, calvin, menno simons, court et wesley jan hus v. 1372 – 1415 · prague l'unité des frères martin luther 1483 – 1546 · wittenberg les 95 thèses jean calvin 1509 – 1564 · genève théologien des huguenots menno simons 1496 – 1561 · frise père des mennonites antoine court 1695 – 1760 · cévennes restaurateur du désert john wesley 1703 – 1791 · londres père du méthodisme

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Galerie : Monod, Darby, Scott, Le Cossec, Russell et Smyth

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Précision de lecture — Comment lire les flèches

Les liens entre personnages et familles sont parfois des influences partielles plutôt que des filiations institutionnelles directes.

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galerie : monod, darby, scott, le cossec, russell et smyth frédéric monod 1794 – 1863 · paris fondateur des libristes john n. darby 1800 – 1882 · irlande, midi les assemblées de frères douglas scott 1900 – 1967 · le havre pionnier pentecôtiste clément le cossec 1921 – 2001 · bretagne apôtre des gens du voyage charles t. russell 1852 – 1916 · pittsburgh étudiants de la bible john smyth 1570 – 1612 · amsterdam première église baptiste

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Galerie : Seymour, Ellen White, Rutherford, Zinzendorf, Haldane et Farel

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Précision de lecture — Comment lire les flèches

Les mouvements du XIXe et du XXe siècle se forment par plusieurs canaux. Une flèche unique simplifie une histoire souvent collective et transnationale.

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galerie : seymour, ellen white, rutherford, zinzendorf, haldane et farel william j. seymour 1870 – 1922 · los angeles le réveil d'azusa street ellen g. white 1827 – 1915 · états-unis les adventistes du septième jour joseph f. rutherford 1869 – 1942 · brooklyn les témoins de jéhovah nicolas de zinzendorf 1700 – 1760 · herrnhut le réveil morave robert haldane 1764 – 1842 · genève le réveil de genève guillaume farel 1489 – 1565 · suisse romande réformateur de langue française

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Galerie : Saillens, Marie Durand, Grebel, John et Carol Arnott

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Galerie : Saillens, Marie Durand, Grebel, John et Carol Arnott

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galerie : saillens, marie durand, grebel, john et carol arnott ruben saillens 1855 – 1942 · nogent-sur-marne l'institut biblique marie durand 1711 – 1776 · aigues-mortes la résistance du désert conrad grebel zurich, 1525 · l'un des premiers anabaptistes john et carol arnott toronto, 1994 · dirigeants du mouvement à l'origine de catch the fire

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Animation · lire une fiche

Remonter une filiation, maillon par maillon

Chaque fiche se lit de gauche à droite : de l’union actuelle vers ses racines, jusqu’à la Réforme. L’animation remonte les chaînes des huit familles, l’une après l’autre.

Les baptistes Survolez pour mettre en pause — les fiches 17 à 25 font référence.
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Fiche famille : les baptistes

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Fiche famille : les baptistes

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Précision de lecture — Origine des baptistes

Les baptistes naissent d’abord du séparatisme anglais. John Smyth et son groupe se rapprochent ensuite des Mennonites. La question d’une filiation anabaptiste directe reste débattue ; il vaut mieux parler de contacts, convergences et influences.

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fiche famille : les baptistes d'où vient mon église ? les fiches par famille chaque fiche se lit de gauche à droite : de l'union actuelle (en couleur) vers ses racines, jusqu'à la réforme. les dates indiquent la naissance de chaque maillon. les baptistes — feebf, aeeblf, et une partie des églises indépendantes unions baptistes ‹nomain, nord 1810-1820 ‹baptistes anglais amsterdam, 1609‹ puritains séparatistes angleterre, v.

1580 ‹anglicanisme 1534 ‹réforme 1517 le baptisme naît en exil : des puritains anglais réfugiés à amsterdam (john smyth, 1609) adoptent le baptême du croyant au contact des mennonites, héritiers directs des anabaptistes de zurich (1525). la théologie reste largement réformée, l'ecclésiologie devient congrégationaliste : chaque église locale est autonome. en france, tout commence par un réveil dans le nord vers 1810 ; la première église baptiste est constituée à nomain vers 1820. le mouvement grandit au xixe siècle avec l'appui de missions américaines, traverse les persécutions administratives du second empire, et se structure en plusieurs unions — dont la fédération des églises évangéliques baptistes de france (feebf), membre à la fois de la fpf et du cnef. à retenir · les baptistes héritent des anabaptistes l'église de professants, et de la réforme anglaise leur théologie — deux fleuves qui se rejoignent à amsterdam en 1609. repères complémentaires ce qui les caractérise le baptême suit une profession personnelle de foi. l'appartenance à l'église relève donc d'un engagement choisi, et non de la seule naissance. organisatio n et diversité chaque église locale est autonome. des fédérations comme la feebf ou l'aeeblf mettent en commun formation, mission et entraide, sans former une dénomination baptiste unique. une famille mondiale le baptisme compte plus de 50 millions de membres dans le monde. en france, les premières communautés remontent à environ deux siècles ; la fédération baptiste a célébré son centenaire en 2022. source du complément : feebf - feebf.com france , x ix e - x x e s .

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Fiche famille : les baptistes
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Fiche famille : les libristes

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Rectificatif — Nom et statut de l’UEEL

L’Union est constituée en 1849, mais le qualificatif « libre » n’est ajouté à son nom qu’en 1883.

Statut au CNEF : la page porte « membre associée du CNEF », ce qui n’est plus exact. L’UEEL a été membre associé de 2011 à 2019, puis est devenue membre de plein droit par vote de son synode de Poitiers, en 2019 ; le CNEF la répertorie aujourd’hui parmi ses unions membres. Elle reste par ailleurs membre de la FPF.

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fiche famille : les libristes les libristes — ueel, union des églises évangéliques libres ueel ‹réveil de genève 1817 ‹églises réformées france, 1555 ‹calvin, genève 1536 ‹ réforme 1517 les « libristes » sont des enfants directs du réveil de genève. en 1848-1849, le pasteur frédéric monod et le comte agénor de gasparin refusent que l'église réformée reste une église « multitudiniste » — où l'on est membre par naissance — sans confession de foi obligatoire. ils fondent une union d'églises de professants, indépendantes de l'état : un demi-siècle avant la loi de 1905. théologiquement réformées, congrégationalistes dans leur fonctionnement, les églises libres représentent la voie médiane du protestantisme français : pleinement évangéliques, pleinement héritières des huguenots. l'ueel est aujourd'hui membre de la fpf et membre du cnef. repères complémentaires p o urquo i « libres » ? l'union est fondée en 1849 ; le qualificatif « libre » est ajouté à son nom en 1883. il exprime aussi la liberté sur les questions secondaires, dans le cadre d'une foi commune. églises de professants la communauté rassemble des personnes qui professent personnellement leur foi en jésus-christ. les églises locales adhèrent à une confession de foi et vivent une solidarité d'union. p lace protestante actuelle l'ueel est membre de la fédération protestante de france et membre du cnef : une position de pont entre protestantisme historique et évangélique. source du complément : ueel - ueel.org p a r is , 1849

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Fiche famille : les libristes
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Fiche famille : les assemblées de Frères

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Fiche famille : les assemblées de Frères

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fiche famille : les assemblées de frères les assemblées de frères — caef et courant darbyste caef ‹frères « larges » dès 1848 ‹j. n. darby plymouth, 1832 ; suisse, 1837‹ frères de dublin 1827 ‹réforme 1517 le mouvement des frères naît à dublin en 1827, indépendamment du réveil de genève qu'il ne rencontrera qu'en suisse romande. ancien prêtre anglican irlandais, john nelson darby y prêche à partir de 1837, puis en ardèche et dans le midi, une église sans clergé institué, rassemblée chaque dimanche autour de la cène, où tout frère peut prendre la parole. le mouvement se divise en 1848 entre « frères étroits » (darbystes stricts) et « frères larges », ouverts à la coopération avec les autres évangéliques. les assemblées issues des frères larges se sont fédérées en france dans les caef (communautés et assemblées évangéliques de france), très actives dans l'implantation d'églises et les œuvres bibliques. c'est aussi à darby que l'évangélisme mondial doit la diffusion de la lecture « dispensationaliste » de la prophétie. repères complémentaires vie de l’assemblée la direction locale est collégiale, généralement confiée à une équipe d'anciens. le culte valorise la participation, les dons de chacun et la sainte cène. auto no m ie et coopération la gouvernance demeure congrégationaliste, mais les églises coopèrent pour la formation, la mission, la jeunesse, l'entraide et l'implantation de nouvelles communautés. une distinctio n importante les caef héritent surtout des « frères larges », ouverts à la coopération évangélique ; ils ne se confondent pas avec toutes les assemblées darbystes dites « étroites ». source du complément : caef - caef.net union , x x e s .

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Fiche famille : les assemblées de Frères
Rectificatif — Date de la division des Frères

La pastille de la page porte « exclusives 1837 », ce qui contredit le corps du texte : la division entre « frères étroits » (exclusifs) et « frères larges » (ouverts) date de 1848, à la suite de l’affaire de Bethesda, à Bristol. 1837 est l’année de l’arrivée de J. N. Darby en Suisse romande, non celle du schisme.

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Fiche famille : les méthodistes

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Précision de lecture — Chronologie du méthodisme

Le groupe méthodiste d’Oxford existe dès 1729 ; Aldersgate en 1738 donne un élan évangélique décisif. Wesley systématise et diffuse des pratiques d’évangélisation, mais ne les invente pas toutes.

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fiche famille : les méthodistes les méthodistes — ueem ueem ‹méthodisme français normandie, 1791 ‹wesley londres, 1738‹ moraves, piétisme 1675-1727 ‹anglicanisme 1534 ‹réforme 1517 le méthodisme naît au cœur de l'anglicanisme quand john wesley, bouleversé par le témoignage des frères moraves — eux-mêmes héritiers de jan hus et du piétisme luthérien — fait en 1738 l'expérience de la grâce. prédication en plein air, petits groupes de croissance, exigence de sainteté pratique : le méthodisme systématise et diffuse des outils majeurs de l'évangélisation moderne. arrivé en france dès 1791 par les îles anglo-normandes, le méthodisme français a essaimé en normandie, dans le midi et en alsace. l'union de l'église évangélique méthodiste (ueem) poursuit cet héritage — et c'est du tronc méthodiste, via le mouvement de sainteté, que sortira le pentecôtisme. repères complémentaires accent spirituel le méthodisme unit grâce de dieu, conversion personnelle et sanctification : la foi est appelée à transformer progressivement la conduite et le service du prochain. une méthode devenue mouvement wesley organise classes, petits groupes, prédicateurs itinérants et accompagnement mutuel. cette structure souple soutient évangélisation, formation et action sociale. un héritage très large le mouvement de sainteté puis une partie du pentecôtisme sont sortis du tronc méthodiste. son influence dépasse donc largement les seules églises portant aujourd'hui ce nom. source du complément : ueemf - ueem.umc-europe.org france , x ix e - x x e s .

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Fiche famille : les méthodistes
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Fiche famille : les pentecôtistes

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Précision de lecture — Topeka, Azusa et institutions françaises

Le pentecôtisme ne commence pas à Azusa Street : l’expérience de Topeka, au Kansas, la précède de cinq ans (1901). Azusa, en 1906, en est le foyer de diffusion mondiale, non le point de départ absolu. Côté français, les Assemblées de Dieu s’organisent progressivement en 1932-1933, et Vie et Lumière commence comme réveil et comme ministère en 1952 avant de se structurer vers 1954. Les chiffres mondiaux cités pour le pentecôtisme varient fortement selon le périmètre retenu : ils ne se lisent qu’avec la définition et la source qui les accompagnent.

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fiche famille : les pentecôtistes les pentecôtistes — add, vie et lumière, courant charismatique add france‹d. scott, le havre 1930 ‹azusa street los angeles, 1906‹mouvement de sainteté xixe s. ‹méthodisme 1738 ‹réforme 1517 après notamment topeka en 1901, azusa street en 1906 devient le grand foyer international du pentecôtisme — le réveil d'azusa street, autour du prédicateur afro-américain william j. seymour — dans le sillage du mouvement de sainteté issu du méthodisme : au salut par la foi s'ajoute l'expérience du baptême du saint-esprit, accompagnée du parler en langues et de la prière pour les malades. en france, tout commence en 1930 au havre avec le britannique douglas scott. deux ans plus tard naissent les assemblées de dieu de france (add), devenues la première union évangélique du pays. en 1952, le réveil des gens du voyage autour de clément le cossec donne la mission vie et lumière. à partir des années 1960-1970, le courant charismatique diffuse la même expérience dans toutes les familles d'églises. à retenir · la chaîne complète fait réforme > anglicanisme > méthodisme > sainteté > pentecôtisme — le plus jeune des grands courants, devenu le plus nombreux au monde. repères complémentaires accent pentecôtiste à la conversion et à l'autorité de la bible s'ajoutent l'attente du baptême dans le saint- esprit, l'exercice actuel des dons spirituels et la prière pour les malades. p lusieurs réseaux, un même courant les assemblées de dieu et vie et lumière partagent une origine pentecôtiste, mais possèdent des histoires, des publics et des structures propres. du courant à toutes les familles à partir des années 1960, le renouveau charismatique diffuse certaines pratiques pentecôtistes dans des églises catholiques, réformées, baptistes ou indépendantes. source du complément : addf - addfrance.fr ; document source pour vie et lumière 1932

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Fiche famille : les réformés évangéliques

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Précision de lecture — Continuités réformées

Les racines institutionnelles plongent largement dans la Réforme française, mais les Églises réformées évangéliques d’aujourd’hui ne « descendent » pas toutes du XVIe siècle au sens strict : plusieurs résultent de créations, d’unions, de migrations ou de conversions bien plus récentes. La continuité est réelle, elle n’est pas mécanique.

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fiche famille : les réformés évangéliques les réformés évangéliques — unepref, les huguenots restés professants unepref ‹églises du désert 1715 ‹huguenots 1555 ‹calvin, genève 1536 ‹réforme 1517 tous les réformés français descendent des huguenots : les quelque 2 000 églises « dressées » après 1555, la confession de la rochelle, les martyrs de la saint-barthélemy, puis le siècle héroïque du désert après la révocation (1685), quand antoine court réorganise clandestinement les synodes dans les cévennes. au xxe siècle, lors de la réunification réformée de 1938, une partie des églises — surtout dans le midi huguenot — refuse une union sans confession de foi contraignante : elles forment l'actuelle union nationale des églises protestantes réformées évangéliques de france (unepref), fidèle à la théologie calvinienne et à la piété du réveil, membre du cnef. les autres églises réformées ont rejoint en 2013 l'église protestante unie de france (epudf, membre de la fpf). repères complémentaires deux fidélités assumées ces églises se disent réformées par leur théologie et évangéliques par leur insistance sur l'autorité biblique, le salut en jésus- christ et le témoignage personnel. organisatio n presbytérienne-synodale l'église locale est conduite par un conseil ; les communautés envoient aussi des délégués au synode. l'autonomie locale s'articule ainsi avec une responsabilité commune. à ne pas confondre l'unepref et l'epudf ont des racines huguenotes communes, mais constituent aujourd'hui deux unions distinctes, avec des cadres confessionnels et des appartenances nationales différents. source du complément : unepref - unepref.com m id i, 1938

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Fiche famille : les réformés évangéliques
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Fiche famille : les mennonites

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Fiche famille : les mennonites

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Précision de lecture — Menno Simons et appartenances actuelles

Menno Simons était un ancien prêtre catholique de Frise devenu dirigeant anabaptiste. Il consolide un courant pacifique important, mais il n’organise pas l’ensemble des anabaptistes, qui restent divers. Pour les appartenances fédératives actuelles de l’AEEMF, se reporter aux annuaires du CNEF et de la FPF : le statut peut être probatoire et il porte une date, que la page ne précise pas.

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fiche famille : les mennonites les mennonites — aeemf, la plus ancienne église de professants aeemf ‹refuge alsacien xvie-xviie s. ‹menno simons pays-bas, 1536‹anabaptistes zurich, 1525‹ réforme 1517 persécutés par tous les pouvoirs du xvie siècle, les anabaptistes survivent grâce au pasteur hollandais menno simons, qui leur donne une organisation pacifique et durable : les mennonites. des familles réfugiées s'installent dès le xvie-xviie siècle en alsace et dans les principautés de l'est — c'est d'ailleurs en alsace qu'éclate en 1693 le schisme de jakob ammann, père des amish. les églises mennonites de france (aeemf) perpétuent la plus ancienne tradition d'église de professants du protestantisme : baptême du croyant, non-violence, simplicité, service du prochain. elles sont membres du cnef — et rappellent à toutes les autres familles que l'« église libre » a coûté le sang de ses pionniers. repères complémentaires s uivre jésus concrètement la tradition mennonite insiste sur la vie de disciple : foi confessée, baptême du croyant, communauté fraternelle, service du prochain et cohérence entre croyance et conduite. une église de paix la non-violence, la réconciliation et le refus historique du serment ou de la contrainte religieuse donnent à cette famille une place singulière dans le protestantisme. p ro ches des baptistes, mais distincts baptistes et mennonites partagent l'église de professants et le baptême du croyant. leur histoire et certains accents éthiques restent toutefois différents. source du complément : aeemf - confession de foi mennonite, editions-mennonites.fr a ls a c e , e s t, auj.

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Fiche famille : les mennonites
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Fiche famille : les Églises de la diversité

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Fiche famille : les Églises de la diversité

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Précision de lecture — Catégorie sociologique

« Églises de la diversité » n’est pas une dénomination : c’est une catégorie sociologique, commode mais large. Ce qui est dit ici de leur sensibilité majoritairement pentecôtiste, de leur gouvernance ou de la jeunesse de leurs membres vaut pour les ensembles décrits par les études françaises citées en sources, et non pour chaque assemblée prise séparément.

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fiche famille : les églises de la diversité les églises de la diversité — issues des migrations, souvent charismatiques églises de la diversité‹missions du sud antilles, afrique, asie‹pentecôtisme mondial dès 1906 ‹ réveils et missions xixe s. ‹réforme 1517 c'est la famille la plus jeune, et l'une des plus nombreuses dans les grandes villes. elle naît d'un renversement : les églises fondées au xixe et au xxe siècle par les missions protestantes en afrique, aux antilles et en asie envoient à leur tour, à partir des années 1960, des croyants et des pasteurs en europe. ces églises sont majoritairement pentecôtistes ou charismatiques dans leur culte, congrégationalistes dans leur organisation, et souvent très jeunes dans leur composition. beaucoup ont rejoint une union existante ou le cnef ; d'autres restent indépendantes. généalogiquement, elles ne sont pas une branche à part : elles sont le fruit mûr de l'arbre missionnaire planté par les réveils. repères complémentaires une catégo rie, pas une dénomination « églises de la diversité » décrit un paysage culturel et migratoire. il ne s'agit ni d'une union unique ni d'une doctrine particulière. le mouvement missionnaire s’inverse des églises autrefois évangélisées depuis l'europe envoient désormais pasteurs, missionnaires et communautés vers la france : la mission devient véritablement mondiale. une grande variété beaucoup de ces communautés sont pentecôtistes ou charismatiques, mais pas toutes. langues, liturgies, formes de gouvernance et affiliations nationales peuvent fortement varier. source du complément : catégorie de synthèse du document ; repères cnef france , dès1960

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Fiche famille : les Églises de la diversité
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Fiche famille : Catch The Fire

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Fiche famille : Catch The Fire

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fiche famille : catch the fire 1994 catch the fire - le rameau néo - charismatique issu de to ro nto ctf lyon association cultuelle, 2017 ‹ réseau catch the fire toronto, dès 1996 ‹ bénédiction de toronto 1994 ‹ vineyard, « troisième vague » dès 1982 ‹ renouveau charismatique dès 1960 ‹ azusa street 1906 ‹ réforme 1517 le 20 janvier 1994, des réunions conduites par le pasteur randy clark dans la toronto airport vineyard - église dirigée par john et carol arnott - ouvrent une vague de renouveau connue sous le nom de « bénédiction de toronto ». prière pour la guérison, prophétie, thème de l'amour du père, prière contemplative et manifestations corporelles diverses attirent en quelques mois des visiteurs du monde entier. le mouvement traverse de nombreuses dénominations et suscite d'importants débats théologiques, y compris en milieu évangélique et charismatique : ses participants y lisent une visitation du saint-esprit, d'autres en discutent les manifestations et les fruits. en décembre 1995, vineyard met fin à l'affiliation de l'église de toronto : ses responsables, john wimber en tête, estiment que la place prise par certaines manifestations devait céder devant les éléments centraux de l'écriture. l'église devient indépendante sous le nom de toronto airport christian fellowship, puis prend celui de catch the fire ; le réseau partners in harvest, né du même milieu, lui est intégré en 2019. c'est cette rupture qui fait de catch the fire un réseau autonome, et non une branche de vineyard. le réseau ne se présente pas comme une dénomination centralisée mais comme une famille relationnelle et apostolique ; en août 2026, son site mondial annonce 181 églises, ministères, missions et réseaux, dans 30 pays et 16 langues, de montréal à zurich, oslo, sydney ou hong kong. les églises locales gardent leur autonomie et reçoivent du réseau formation et accompagnement. sa confession de foi affirme le dieu trinitaire, l'autorité de la bible, la divinité et la résurrection corporelle du christ, la nécessité de la nouvelle naissance et l'actualité des dons du saint-esprit : exactement le socle commun présenté à la fin de ce document.

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Fiche famille : Catch The Fire
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Catch The Fire en France et dans le paysage charismatique

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Précision de lecture — CTF en France

Au 13 août 2026, Lyon est la seule entrée française visible dans l’annuaire officiel du mouvement ; cette donnée est vivante et peut avoir changé depuis. L’adresse d’un lieu de réunion ne se confond pas avec le siège juridique d’une association. Enfin, la chaîne Azusa → renouveau charismatique → Vineyard → Toronto décrit des influences et des contextes successifs, non une filiation institutionnelle continue.

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catch the fire en france et dans le paysage charismatique catch the fire en france et dans le paysage charismatique en france, la seule implantation officiellement identifiée est catch the fire lyon, constituée en association cultuelle protestante évangélique en janvier 2017, dans le 6e arrondissement de lyon. elle porte aussi des écoles et des sessions sur la prière, l'identité en christ, la guérison intérieure et les dons spirituels, ce qui lui donne une audience plus large que son assemblée dominicale. aucune des sources publiques consultées ne documente une affiliation à la fpf ou au cnef. pentecôtisme classique 1901-1906 de nouvelles dénominations naissent : assemblées de dieu, église de dieu, et en france les add. renouveau charismatique dès 1960 les dons spirituels se diffusent à l'intérieur des églises existantes, catholiques comprises. néo-charismatisme 1980-1990 réseaux non dénominationnels : vineyard, puis toronto et catch the fire. à retenir · catch the fire appartient bien au protestantisme évangélique charismatique, avec le même socle confessionnel que les autres familles de ce document. mais il ne descend pas du pentecôtisme français classique : c'est un rameau greffé en 1994 sur le renouveau charismatique, par la branche vineyard. repères complémentaires s tructure du réseau catch the fire se présente comme une famille relationnelle et apostolique. les communautés locales gardent leur autonomie tout en recevant accompagnement, formation et relations internationales. s o cle confessionnel sa confession de foi affirme notamment le dieu trinitaire, l'autorité biblique, la divinité et la résurrection corporelle du christ, la nouvelle naissance et l'actualité des dons spirituels. accent spirituel propre le langage de « l'amour du père », de l'identité en christ, de la guérison intérieure et de l'écoute prophétique marque fortement ses écoles et ses ministères. sources du complément : catch the fire global et catch the fire lyon

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Catch The Fire en France et dans le paysage charismatique
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Fiche voisine : les adventistes du septième jour

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Précision de lecture — Pionniers adventistes

La formation du mouvement ne repose pas sur Ellen White seule : Joseph Bates, James White et d’autres pionniers jouent aussi des rôles majeurs. « Aux marges du monde évangélique » est une classification discutée, non une donnée brute.

Critère employé dans ce dossier : la confession trinitaire — celle de Nicée-Constantinople (325-381) — et le rapport à l’Écriture ; rien d’autre. Situer une Église par rapport à ce critère ne dit rien de la sincérité, de la piété ou de la valeur de ses membres, et les adventistes se définissent eux-mêmes comme chrétiens protestants.

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fiche voisine : les adventistes du septième jour les adventistes du septième jour — une branche voisine, issue du millérisme adventistes‹ellen white dès 1845 ‹millérisme miller, 1844 ‹second réveil usa, 1790-1840 ‹réforme 1517 après la grande déception de 1844, une partie des milléristes conclut que la date marquait non pas le retour du christ mais une étape de son œuvre céleste. avec joseph bates, james white, ellen white et d'autres pionniers, ce groupe se structure et adopte le repos du septième jour : l'église adventiste du septième jour est officiellement organisée en 1863. trinitaire, elle est présente en france depuis la fin du xixe siècle ; membre de la fédération protestante de france, elle n'appartient pas au cnef. on la situe le plus souvent aux marges du monde évangélique : proche par la piété biblique et l'évangélisation, distincte par le sabbat et par la place reconnue aux écrits d'ellen white. repères complémentaires deux repères visibles le sabbat est observé du vendredi soir au samedi soir, et l'attente du retour du christ structure fortement la prédication, la spiritualité et le nom même du mouvement. fo i, santé et service l'adventisme associe évangélisation, éducation, santé, aide humanitaire et défense de la liberté religieuse. ces œuvres expliquent une présence sociale plus large que ses assemblées locales. p o sitio n dans le paysage français l'église adventiste confesse la trinité et se situe dans le protestantisme ; elle est membre de la fpf, mais ne relève pas du cnef. les écrits d'ellen white gardent chez elle une place particulière. source du complément : union adventiste - adventiste.org et ufbl.adventiste.org union , 1863

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Repère comparatif : les Témoins de Jéhovah

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Précision de lecture — Chronologie exacte, interprétation à signaler

L’expression exacte est « courants second-adventistes issus du millérisme » : parler d’« adventisme » sans précision reviendrait à confondre les Témoins de Jéhovah avec les adventistes du septième jour, qui sont deux trajectoires distinctes. Le rapprochement avec l’arianisme ancien éclaire un point de doctrine, mais les deux situations historiques ne se superposent pas. Enfin, ce que la page conclut sur le sola scriptura est une appréciation théologique protestante, non un constat historique neutre.

Critère employé dans ce dossier : la confession trinitaire — celle de Nicée (325), achevée à Constantinople (381). La différence est réelle et il est honnête de la nommer ; elle porte sur une doctrine, jamais sur la valeur des personnes. Cette page est un repère généalogique, pas une mise en garde.

Précision de lecture — Des Étudiants de la Bible aux Témoins de Jéhovah : une scission, non une continuité

Le fil vert relie les Étudiants de la Bible aux Témoins de Jéhovah par une flèche unique. Ce qui s’est produit est une scission. À la mort de Charles Russell en 1916, une partie du mouvement refuse la direction de Joseph Rutherford : l’Institut pastoral de la Bible est fondé en 1918, Alexandre Freytag lance les Amis de l’Homme en Suisse, et plusieurs groupes d’Étudiants de la Bible subsistent aujourd’hui encore, distincts des Témoins de Jéhovah. L’assistance aux réunions chute de près de 75 % entre 1922 et 1928.

Ce que Rutherford met ensuite en place n’est pas une retouche : prophétie d’Armageddon manquée en 1925, abandon de Noël en 1926 et de la pyramidologie en 1929, suppression du comité de rédaction et adoption du nom « Témoins de Jéhovah » le 26 mai 1931 à Columbus, doctrine de la « grande foule » et refus du salut au drapeau en 1935, rejet de la croix en 1936, gouvernement théocratique en 1938.

À noter enfin : l’écart avec la confession trinitaire ne date pas de Rutherford. Russell enseignait déjà que le Fils avait reçu la divinité comme un don, et que l’Esprit saint n’était pas une personne mais la manifestation de la puissance de Dieu. La formule exacte est donc : une fraction des Étudiants de la Bible, réorganisée par Rutherford, devient les Témoins de Jéhovah — les autres subsistent séparément et récusent cette réorganisation.

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repère comparatif : les témoins de jéhovah les témoins de jého vah — une racine protestante, une sortie du tronc commun témoins de jéhovah‹étudiants de la bible russell, 1879 ‹second-adventisme storrs, barbour‹millérisme miller, 1844 ‹ réforme 1517 les témoins de jéhovah sortent du même terreau que l'évangélisme américain : le second réveil et son rêve de restaurer le christianisme primitif. quand l'annonce du retour du christ pour 1844 échoue, le mouvement millérite éclate ; c'est au contact d'anciens milléristes (george storrs, nelson barbour) que charles t. russell forge dans les années 1870 sa doctrine : chronologies prophétiques, annihilation des méchants plutôt qu'enfer, et rejet de la trinité — le fils y est la première créature de dieu, christologie non nicéenne et subordinationiste, distincte des confessions protestantes trinitaires. en 1879, russell lance la tour de garde ; à sa mort (1916), joseph rutherford centralise le mouvement et lui donne en 1931 le nom de témoins de jéhovah. une partie importante des étudiants de la bible refuse alors de le suivre : ces « russellistes » historiques existent encore aujourd'hui, fidèles aux enseignements de russell mais sans l'organisation centralisée des témoins — l'institut biblique pastoral (1918), le mouvement missionnaire intérieur laïque (paul johnson, 1919, dit aussi « de l'épiphanie »), l'association des étudiants de la bible de l'aurore (1932) et les étudiants de la bible libres ; plusieurs de ces groupes ont des assemblées en france et en europe. présents en france depuis le début du xxe siècle, les témoins n'appartiennent ni à la fpf ni au cnef : leur doctrine antitrinitaire les situe hors du protestantisme confessant, qui tient la divinité pleine du christ (nicée, 325) pour le cœur de la foi. leur histoire montre en revanche d'où ils viennent : d'un rameau du protestantisme américain du xixe siècle, courant restaurationniste dont les doctrines divergent des confessions protestantes trinitaires. cette dernière appréciation relève d'une comparaison théologique. à retenir · mêmes racines lointaines que les évangéliques (réveils américains, restaurationnisme), mais une rupture doctrinale — la trinité — qui les place hors du tronc commun protestant. r u th erford , 1931

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Repère comparatif : les Témoins de Jéhovah
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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 1

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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 1

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Précision de lecture — Tableau à lire avec précaution

Trois cases du tableau demandent une formule plus exacte. Les baptistes viennent du séparatisme anglais, avec des contacts et des influences mennonites — la filiation anabaptiste directe reste débattue. La branche française des CAEF ne part pas directement des groupes darbystes de 1837, dont elle s’est au contraire distinguée. Et le méthodisme commence au « Holy Club » d’Oxford en 1729, l’expérience d’Aldersgate de 1738 lui donnant ensuite son élan évangélique.

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tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 1 tableau récapitulatif : qui vient d'où ? une ligne par famille : naissance du courant, arrivée en france, racine principale. réformés évangéliques (unepref) naissance genève, 1536 en france paris, 1555 (huguenots) racine calvin — réforme magistérielle luthériens et réformés unis (epudf)* naissance 1517 / 1536 en france xvie s. ; union en 2013 racine luther et calvin mennonites (aeemf) naissance zurich, 1525 en france alsace, xvie- xviie s. racine réforme radicale (anabaptisme) baptistes (feebf, aeeblf…) naissance amsterdam, 1609 en france nomain, v.

1810-1820 racine puritanisme + anabaptisme libristes (ueel) naissance paris, 1849 en france paris, 1849 racine huguenots + réveil de genève assemblées de frères (caef) naissance dublin, plymouth, 1827-1832 en france suisse et midi, dès 1837 racine frères de dublin — darby méthodistes (ueem) naissance londres, 1738 en france normandie, 1791 racine wesley — anglicanisme + moraves › › › › › › › › › › ›

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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 1
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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 2

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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 2

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Précision de lecture — Mouvement mondial et unions françaises

Les Assemblées de Dieu et Vie et Lumière ne « naissent » pas à Los Angeles en 1906 : Azusa Street est un foyer de diffusion mondiale, tandis que les organisations françaises ont leurs propres dates de fondation, respectivement 1932 et 1952-1954. Pour les Témoins de Jéhovah, l’origine se dit « millérisme, puis second-adventisme » plutôt qu’« adventisme ».

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tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 2 assemblées de dieu (add) naissance los angeles, 1906 en france le havre, 1930 ; union 1932 racine pentecôtisme (via méthodisme) vie et lumière (gens du voyage) naissance los angeles, 1906 en france bretagne, 1952 racine pentecôtisme églises charismatiques et de la diversité naissance vague mondiale, 1960-1980 en france dès les années 1960 racine pentecôtisme + toutes familles catch the fire (réseau international)*** naissance toronto, 1994 en france lyon, 2017 racine renouveau charismatique, via vineyard adventistes du septième jour naissance états-unis, 1844-1863 en france fin du xixe s. racine millérisme — second réveil tém oins de jéhovah** naissance états-unis, 1879-1931 en france début du xxe s. racine millérisme / adventisme * l'epudf appartient au protestantisme historique (fpf) et non au cnef ; elle figure ici pour que chacun situe l'ensemble de la famille protestante. ** issus du terreau protestant américain, les témoins de jéhovah sont hors du protestantisme confessant (doctrine antitrinitaire) : ni fpf, ni cnef. *** catch the fire est un réseau évangélique néo-charismatique international ; sa présence française officiellement identifiée est à lyon depuis 2017. son affiliation à la fpf ou au cnef nʼest pas documentée dans les sources publiques consultées. › › › › › › › ›

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Tableau récapitulatif : qui vient d’où ? — 2
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Les deux grandes maisons communes : FPF et CNEF

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Les deux grandes maisons communes : FPF et CNEF

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Précision de lecture — FPF, CNEF et confession commune

Le CNEF fédère des unions et œuvres protestantes évangéliques ; « Églises de professants » n’est pas sa définition juridique exhaustive. La Charte FPF reconnaît l’Évangile attesté dans les Écritures et le salut par grâce reçu par la foi, tout en maintenant la diversité des formulations et des compréhensions de l’Écriture.

La Fédération protestante de France (FPF), fondée en 1905, rassemble des unions d’Églises, des Églises associées, des communautés, des œuvres et des mouvements appartenant à plusieurs sensibilités protestantes. Chaque membre conserve ses formulations de foi et ses pratiques. La Charte commune reconnaît l’Évangile attesté dans les Écritures et l’annonce centrale du salut par grâce, reçu par la foi seule, tout en assumant la diversité des compréhensions de l’Écriture.

Le Conseil national des évangéliques de France (CNEF), constitué en 2010, rassemble des unions d’Églises et des œuvres protestantes évangéliques. Il représente ses membres et favorise leur coopération ; il ne se définit pas juridiquement comme la fédération des seules Églises de professants.

Certaines unions appartiennent aux deux organismes. Une double appartenance est une affiliation institutionnelle vérifiable ; elle ne signifie pas que la FPF et le CNEF ont le même périmètre, la même charte ou les mêmes fonctions.

À retenir : FPF et CNEF sont deux cadres de représentation et de coopération. Pour décrire une Église particulière, il faut vérifier séparément son histoire, sa confession de foi et ses affiliations actuelles.

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Les deux grandes maisons communes : FPF et CNEF
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Les routes de l’Évangile : d’où vers où

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Les routes de l’Évangile : d’où vers où

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Précision de lecture — Carte d’influences

Lire les verbes « féconde » et « donne » comme des influences et héritages partiels, non comme des filiations institutionnelles automatiques.

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les routes de l’évangile : d’où vers où les racines européennes les routes de l'évangile : d'où vers où trois cartes pour voir ce que les listes de dates cachent : qui a évangélisé quoi. chaque flèche part du foyer et rejoint le pays touché. carte 1. les racines européennes. wycliffe féconde hus, hus donne les moraves, zurich donne la frise puis amsterdam, genève et wittenberg irriguent la france.

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Les routes de l’Évangile : les racines européennes
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Les routes de l’Évangile : l’aller-retour atlantique

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Les routes de l’Évangile : l’aller-retour atlantique

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Précision de lecture — Plusieurs canaux vers le pentecôtisme

Le mouvement de sainteté est une influence majeure, mais le pentecôtisme ne résulte pas d’une seule chaîne causale partant de Wesley.

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les routes de l’évangile : l’aller-retour atlantique carte 2. l'aller-retour atlantique. le méthodisme part de londres, traverse l'atlantique, engendre le mouvement de sainteté puis le pentecôtisme — qui revient en france par le havre en 1930.

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Les routes de l’Évangile : l’aller-retour atlantique
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Les routes de l’Évangile : les points d’entrée en France

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Les routes de l’Évangile : les points d’entrée en France

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Précision de lecture — Une chaîne pédagogique, non unique

Wyclif, Hus, les Moraves, Wesley, le mouvement de sainteté et le pentecôtisme forment une histoire d’influences multiples. Les verbes « donne », « convertit » et « engendre » sont trop directs s’ils sont lus littéralement.

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les routes de l’évangile : les points d’entrée en france carte 3. où l'évangile a pris pied en france. chaque famille a sa géographie : le nord pour les baptistes, la normandie pour les méthodistes puis les pentecôtistes, l'alsace pour les mennonites, les cévennes et le midi pour les huguenots, l'ardèche et la drôme pour les frères. deux constats sautent aux yeux. d'abord, rien ne naît isolément : wycliffe féconde hus, hus donne les moraves, les moraves convertissent wesley, wesley engendre le mouvement de sainteté puis le pentecôtisme — une chaîne de six siècles. ensuite, la france a longtemps reçu avant de donner : genève au xvie siècle, l'angleterre au xviiie, les états-unis au xxe. aujourd'hui le mouvement s'inverse en partie : les églises issues des migrations réévangélisent l'europe, et des missionnaires français partent à leur tour.

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Les routes de l’Évangile : les points d’entrée en France
Animation · les trois cartes

Les routes en mouvement

Les flèches des trois cartes se dessinent une à une, dans l’ordre du temps : racines européennes, aller-retour atlantique, puis points d’entrée en France.

Schéma animé — positions approximatives ; les pages 32 à 34 font référence.

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Les œuvres communes : former, envoyer, servir

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Les œuvres communes : former, envoyer, servir

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Précision de lecture — Coopérations progressives

Lefèvre d’Étaples précède la constitution de la plupart des familles présentées : la traduction biblique devient progressivement interconfessionnelle. L’action sociale protestante ne descend pas entièrement de la Mission populaire et de l’Armée du Salut, qui en sont deux expressions majeures parmi d’autres.

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les œuvres communes : former, envoyer, servir les œ uvres communes : former, envoyer, servir une généalogie ne se lit pas seulement dans les unions d'églises. depuis un siècle et demi, les familles se rencontrent surtout dans des œuvres qu'aucune n'aurait pu porter seule — et c'est souvent là que les rapprochements ont commencé, bien avant les structures officielles. fo rm er instituts et facultés de théologie où baptistes, libristes, frères, méthodistes et pentecôtistes étudient côte à côte depuis les années 1960. traduire et diffuser sociétés bibliques, maisons d'édition, librairies : la traduction et la diffusion bibliques deviennent progressivement un chantier interconfessionnel. im planter missions d'implantation d'églises — perspectives et bien d'autres — qui travaillent dans les villes sans témoignage évangélique. s ervir entraide, aumôneries d'hôpital et de prison, accueil des plus fragiles : l'héritage direct de la mission populaire (robert mcall, belleville, 1872) et de l'armée du salut (en france depuis 1881).

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Les œuvres communes : former, envoyer, servir

Notes de lecture · ce que ces coopérations rendent possible

Travailler ensemble sans devenir identiques

Une œuvre commune naît lorsqu’un besoin dépasse les moyens d’une seule famille d’Églises. Elle permet de réunir des compétences et des ressources autour d’une mission précise, sans effacer les convictions ni les responsabilités propres de chaque partenaire.

Un but délimité

Former, traduire, envoyer ou servir constitue un objectif commun. L’accord porte d’abord sur cette tâche ; il ne suppose pas une identité complète de doctrine, de liturgie ou de gouvernement d’Église.

Une gouvernance identifiable

Une faculté, une mission ou une œuvre sociale possède normalement ses propres responsables, statuts et règles de contrôle. Participer à son activité ne signifie pas devenir membre d’une nouvelle Église.

Un effet historique réel

Les relations de confiance créées dans le travail quotidien peuvent préparer des rapprochements plus larges. Mais une coopération ancienne ne prouve pas, à elle seule, une affiliation actuelle.

Œuvre commune ≠ union d’Églises

Une œuvre rassemble des personnes ou des institutions autour d’un service ; une union d’Églises organise une appartenance ecclésiale durable. Certaines œuvres naissent dans une famille puis s’ouvrent à d’autres ; certaines restent volontairement interconfessionnelles.

Trois questions utilesQui porte juridiquement l’œuvre ?Quelle mission précise partage-t-elle ?Que signifie réellement y participer ?
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Cinq malentendus fréquents

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Cinq malentendus fréquents

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Précision de lecture — Origines historiques diverses

Les familles évangéliques se situent dans l’histoire issue de la Réforme ; les groupes voisins traités dans le dossier n’en « descendent » pas tous directement. Les mouvements diffus ont plusieurs pionniers plutôt qu’un fondateur unique.

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cinq malentendus fréquents cinq malentendus fréquents malentendu 1 « les évangéliques, c'est américain. » les mennonites arrivent en alsace au xvie siècle, les libristes naissent à paris en 1849, les frères s'implantent en ardèche dans les années 1830, les huguenots professants viennent du désert cévenol. l'apport américain est réel — les missions baptistes, le pentecôtisme — mais il est tardif et partiel. malentendu 2 « évangélique et protestant, ce sont deux choses. » les familles évangéliques de ce document s'inscrivent dans l'histoire issue de la réforme, et plusieurs unions siègent à la fois à la fpf et au cnef.

« évangélique » désigne une sensibilité à l'intérieur du protestantisme, pas à côté de lui. malentendu 3 « notre église est la plus fidèle à l'église primitive. » chaque famille a une histoire, des pionniers, des institutions et des bifurcations — y compris la nôtre. cela ne diminue rien : c'est même la meilleure protection contre l'illusion d'être né directement du livre des actes. malentendu 4 « les témoins de jéhovah sont une église évangélique. » ils partagent des racines historiques avec l'évangélisme américain du xixe siècle, mais leur rejet de la trinité les place hors du protestantisme confessant. connaître leur généalogie évite deux erreurs : les confondre avec nous, ou nier qu'ils viennent de quelque part. malentendu 5 « des influences communes signifient que les églises sont identiques ou appartiennent à la même organisation. » repérer des influences communes ne signifie pas que les églises sont identiques, ni qu'elles appartiennent toutes à la même organisation. une proximité historique, théologique ou spirituelle peut exister sans lien juridique, fédératif ou de succession institutionnelle.

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Les quatre premiers malentendus fréquents
Malentendu 5

« Des influences communes signifient que les Églises sont identiques ou appartiennent à la même organisation. »

Repérer des influences communes ne signifie pas que les Églises sont identiques, ni qu’elles appartiennent toutes à la même organisation. Une proximité historique, théologique ou spirituelle peut exister sans lien juridique, fédératif ou de succession institutionnelle.

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Glossaire des sigles et note de méthode

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Glossaire des sigles et note de méthode

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Précision de lecture — Deux types de données

Deux types de données coexistent dans ce dossier et ne se lisent pas de la même façon. Les dates historiques sont stables et vérifiables dans les ouvrages cités en sources. Les statistiques, les appartenances fédératives et les filiations débattues, elles, évoluent : elles sont données ici avec leur source et, lorsqu’elles proviennent d’un site officiel, avec la date à laquelle elles ont été consultées.

Rectificatif — Référence bibliographique et sigle

Référence bibliographique : la page renvoie à « André Encrevé (dir.), Histoire des protestants ». Le titre exact est Les protestants, volume du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine (Beauchesne), tel qu’il figure dans les sources en bas de ce document.

Sigle : lire UEEMF — Union de l’Église évangélique méthodiste de France, forme retenue par le CNEF et par l’union elle-même ; « UEEM » est l’abréviation courte.

ADD - Assemblées de Dieu de France. AEEMF - Association des Églises évangéliques mennonites de France. CAEF - Communautés et Assemblées évangéliques de France. CNEF - Conseil national des évangéliques de France. CTF - Catch The Fire.

EPUdF - Église protestante unie de France. FEEBF - Fédération des Églises évangéliques baptistes de France. FPF - Fédération protestante de France. UEEL - Union des Églises évangéliques libres. UEEMF - Union de l’Église évangélique méthodiste de France. UNEPREF - Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France.

Méthode : les dates historiques, les statistiques contemporaines, les appartenances fédératives et les filiations débattues ne possèdent pas le même degré de stabilité. Les données actuelles doivent être datées ; une source institutionnelle décrit la position d’un organisme, tandis qu’une étude historique indépendante permet de la replacer dans son contexte.

Pour approfondir : Sébastien Fath, Une autre manière d’être chrétien en France ; André Encrevé (dir.), Les protestants, volume du Dictionnaire du monde religieux dans la France contemporaine ; Patrick Cabanel, Histoire des protestants en France ; Musée protestant.

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Fac-similé graphique conservé pour comparaison ; la version corrigée et accessible se trouve au-dessus.

Glossaire des sigles et note de méthode
Pour approfondir : Sébastien Fath, Une autre manière d’être chrétien en France ; André Encrevé (dir.), histoire des protestants ; le Musée protestant, musée virtuel du protestantisme. Les cartes ont été établies à partir de données géographiques du domaine public ; les positions des foyers sont approximatives.

De la synthèse historique aux annexes contemporaines

La frise s’arrête. La mission continue.

Le glossaire clôt le parcours principal. Les annexes quittent maintenant la vue d’ensemble pour suivre trois trajectoires et trois œuvres dont l’influence ou l’activité se prolonge aujourd’hui. Leur présence ici n’en fait ni des modèles équivalents, ni un échantillon exhaustif du protestantisme contemporain.

Zacharias Tanee Fomum · 1945–2009

CMFI · CMCI

Un fondateur décédé dont le mouvement missionnaire, les communautés et les écrits continuent d’agir aujourd’hui.

Mouvement missionnaire et implantation d’Églises

Peter Horrobin · né en 1943

Ellel Ministries

Un fondateur britannique ayant transmis la direction internationale ; le réseau poursuit ses activités de formation et de ministère de prière.

Œuvre paraecclésiale internationale

Cyril Cerdan

Hopesland Ministries

Un missionnaire et formateur français lié à une association déclarée et à un réseau de communautés actuellement actif.

Association, ministère et réseau de communautés

Une tâche encore inachevée

L’évangélisation du monde contemporain reste à poursuivre.

Dans la perspective missionnaire qui anime ces œuvres, l’annonce de l’Évangile n’appartient pas seulement au passé. Des langues, des territoires, des générations et des milieux sociaux demeurent encore peu atteints, ou reçoivent un message chrétien difficilement accessible ou mal compris. « Achever l’évangélisation » ne signifie ni conquérir ni uniformiser : il s’agit de rendre l’Évangile accessible et intelligible, d’en témoigner avec respect, et de l’incarner par la formation, l’envoi, le service et l’attention aux plus fragiles.

Le fil ouvert par Actes 1.8 au début du dossier revient ici : l’histoire racontée n’est pas seulement une mémoire, mais aussi une responsabilité présente. Les annexes montrent trois réponses particulières à cette responsabilité, sans prétendre résumer toutes les formes actuelles de la mission.

Annexe · hors série principale

Trois trajectoires et trois œuvres contemporaines

Ces onze études de cas sont séparées du parcours historique principal. Elles ont été retenues pour comparer trois statuts contemporains - mouvement implantant des Églises, œuvre paraecclésiale et association-ministère - et ne constituent pas un échantillon représentatif de tout le protestantisme actuel.

Annexe 1 / 11 · hors numérotation des pages

Frise — Zacharias Tanee Fomum et la CMFI

A4 Paysage

Complément de la frise · Cameroun · XXe–XXIe siècle

Zacharias Tanee Fomum
et la naissance de la CMFI

Une trajectoire camerounaise à la croisée du presbytérianisme, du réveil évangélique, d’un milieu pentecôtiste et d’un projet missionnaire autonome.

Naissance

20 juin, au Cameroun, dans une famille presbytérienne ; son père Solomon est pasteur.

biographie affiliée
Conversion personnelle

Il date sa « nouvelle naissance » du 13 juin, à onze ans.

témoignage CMFI
Consécration

Il situe au 1er octobre son engagement total au service de Jésus-Christ.

témoignage CMFI
Saint-Esprit

Il rapporte un remplissage particulier du Saint-Esprit le 24 octobre.

témoignage CMFI
Doctorat

Doctorat de chimie organique à Makerere University.

carrière attestée
Yaoundé et CMFI

Professeur à l’Université de Yaoundé I ; fondation de la CMFI le 12 mai selon le mouvement.

sources croisées
D.Sc.

Doctor of Science décerné par Durham University, selon sa biographie scientifique.

universitaire
Décès

14 mars, à 63 ans. Le mouvement missionnaire lui survit.

date confirmée
Réforme réforméePresbytérianisme camerounaisFull Gospel MissionCMFI · 1975

Lecture : la ligne du bas décrit un itinéraire institutionnel simplifié, non une filiation mécanique. Une recherche universitaire situe Fomum d’abord dans la Presbyterian Church in Cameroon, puis à la Full Gospel Mission, avant la création de son propre mouvement à Yaoundé.

Annexe 2 / 11 · hors numérotation des pages

Galerie — Zacharias Tanee Fomum

A4 Portrait

Galerie des figures · Afrique francophone

1945–2009 · scientifique camerounais, prédicateur, auteur et fondateur de la Christian Missionary Fellowship International (CMFI), appelée Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale (CMCI) en français.

Scientifiquechimie organique, recherche et formation universitaire
Évangélisteconversion, repentance et annonce de l’Évangile
Formateurdiscipulat reproductif, prière, jeûne et mission
Auteurspiritualité, sanctification et combat spirituel

Prudence documentaire : la carrière universitaire et les dates publiques sont corroborées par des sources académiques ou contemporaines. Les épisodes intérieurs et plusieurs grands totaux proviennent surtout de la CMFI ou de ministères proches ; ils sont donc présentés ici avec leur statut de source.

Annexe 3 / 11 · hors numérotation des pages

Fiche famille — CMFI / CMCI

A4 Portrait

Fiche famille · mouvement missionnaire africain autonome

CMFI / CMCI

Le mouvement naît à Yaoundé en 1975 autour de Zacharias Tanee Fomum. Il combine un cœur évangélique, une spiritualité pentecôtiste-charismatique et une stratégie missionnaire de discipulat.

CMFI · anglaisChristian Missionary Fellowship International — nom anglais et sigle international du mouvement.
CMCI · françaisCommunauté Missionnaire Chrétienne Internationale — appellation française employée dans les pays francophones.

À retenir : CMFI et CMCI ne désignent pas deux mouvements différents. Ce sont les formes anglaise et française du même mouvement fondé par Zacharias Tanee Fomum ; l’usage du sigle varie selon la langue et la branche locale.

D’où vient-elle ? — itinéraire documenté

Racines familiales

Milieu presbytérien camerounais : Fomum grandit dans la famille d’un pasteur presbytérien et appartient d’abord à cette Église.

Passage pentecôtiste

Une recherche universitaire le situe ensuite à la Full Gospel Mission, contexte pentecôtiste classique important pour comprendre son langage sur le Saint-Esprit.

Fondation autonome

Il ne reprend pas simplement une dénomination étrangère : il crée à Yaoundé une œuvre camerounaise propre, structurée autour de la prière, du discipulat et de la mission.

Expansion missionnaire

La CMFI — ou CMCI dans l’espace francophone — se présente comme un mouvement international d’implantation d’Églises. Les statistiques mondiales actuelles sont auto-déclarées et changent ; elles ne sont pas utilisées ici comme preuve historique.

Accent théologique et pratique

Conversion et repentance

Nouvelle naissance personnelle, foi en Jésus-Christ et rupture avec le péché.

Sainteté exigeante

Obéissance radicale, consécration, discipline personnelle et « mort à soi ».

Prière et jeûne

Pratiques intensives considérées comme centrales pour la vie chrétienne et la mission.

Saint-Esprit et mission

Remplissage, puissance pour le témoignage, évangélisation et combat spirituel.

Classement le plus juste

Un mouvement évangélique de réveil, africain et missionnaire, de sensibilité pentecôtiste-charismatique. Il ne descend pas directement d’Azusa Street ou des Assemblées de Dieu : sa généalogie immédiate passe par le presbytérianisme camerounais, un contact avec la Full Gospel Mission, puis une fondation indépendante.

Nuance : une étude de terrain publiée sur le pentecôtisme camerounais rapporte qu’au milieu des années 2000 la CMFI rejetait explicitement l’étiquette d’« Évangile de prospérité ». Cette observation datée ne suffit pas, à elle seule, à décrire toutes les assemblées actuelles.

Annexe 4 / 11 · hors numérotation des pages

Récapitulatif — influences et position de Fomum

A4 Portrait

Récapitulatif · filiation, influences, position

De quelle influence
vient Fomum ?

Il faut distinguer la lignée institutionnelle de ses lectures et modèles personnels. Un auteur peut être influencé par quelqu’un sans appartenir à son Église ni recevoir de lui une succession officielle.

Lignée d’Église

Presbytérianisme camerounais → Full Gospel Mission → CMFI autonome. C’est le trajet le mieux documenté par une étude universitaire indépendante.

Influence majeure déclarée

Watchman Nee est présenté dans le livre autobiographique consacré à ses influences comme son « père spirituel » et son influence principale : vie intérieure, croix, brisement de l’homme extérieur, consécration et vie d’Église.

Réveil occidental

John Wesley, Charles Finney et Charles Spurgeon sont explicitement cités parmi les influences occidentales : sainteté, conversion, réveil, prédication et évangélisation.

Prière

E. M. Bounds est associé par la CMFI à un tournant de 1970, notamment par la lecture de Power Through Prayer : la prière devient une discipline structurante et une marque du mouvement.

Réveil africain

Festo Kivengere, figure du réveil évangélique d’Afrique de l’Est, est également nommé parmi les influences africaines. Cela inscrit Fomum dans une histoire de réveil qui n’est pas seulement importée d’Europe ou d’Amérique.

Conclusion historique et théologique

Fomum appartient nettement à l’évangélisme par l’autorité biblique, la conversion, la croix et la mission ; il relève aussi d’une sensibilité pentecôtiste-charismatique par son expérience du Saint-Esprit et son passage à la Full Gospel Mission. Sa synthèse propre est particulièrement marquée par Watchman Nee, le réveil de sainteté, la prière intensive et un discipulat missionnaire très exigeant.

Comparer bibliquement : ses appels à la conversion, à la prière, au jeûne, à la sainteté et à la mission ont de nombreux parallèles bibliques. L’examen doit ensuite porter sur la manière dont l’autorité pastorale, les vœux, les pratiques ascétiques, le combat spirituel et les récits d’expériences sont encadrés par le Nouveau Testament — sans confondre intensité spirituelle et preuve automatique de justesse.

Annexe 5 / 11 · hors numérotation des pages

Frise — Peter Horrobin et Ellel Ministries

A4 Paysage

Complément de la frise · Angleterre · XXe–XXIe siècle

Peter Horrobin
et la naissance d’Ellel Ministries

Une trajectoire britannique qui relie formation scientifique, édition évangélique, prière pour la restauration des personnes et création d’un ministère international non confessionnel.

Naissance

Novembre, à Bolton dans le Lancashire, au sein d’un foyer chrétien évangélique.

biographie de l’auteur
Oxford

Fin de ses études de chimie et de recherches en microbiologie à Christ Church, Oxford.

biographie de l’auteur
Vision de restauration

En restaurant une Alvis ancienne, il rapporte avoir reçu l’appel à se consacrer aux « vies brisées ».

récit autobiographique
The Christian Trust

Création de l’organisme caritatif destiné à porter un futur ministère de guérison et d’évangélisation.

biographie de l’auteur
Mission England

Engagement régional dans la campagne de Billy Graham et contribution à l’origine du recueil Mission Praise.

biographie de l’auteur
Ellel Grange

Achat du domaine le 31 octobre ; ouverture du premier centre et naissance institutionnelle d’Ellel Ministries.

site officiel Ellel
Ellel France

Création de l’association Ellel Ministries France à Saint-Laurent-du-Pont.

RNA · Sirene
Transmission

Après trente-six ans, Peter Horrobin quitte la direction internationale d’Ellel Ministries.

biographie actualisée
Évangélisme britanniqueVision et prière · 1970The Christian Trust · 1977Ellel Ministries · 1986

Lecture : la ligne du bas décrit un itinéraire personnel et institutionnel, non une nouvelle dénomination protestante. Le récit de l’appel de 1970 appartient au témoignage de Peter Horrobin et d’Ellel ; l’achat d’Ellel Grange en 1986 et la structure française de 2011 sont des repères institutionnels distincts.

Annexe 6 / 11 · hors numérotation des pages

Galerie — Peter Horrobin

A4 Portrait

Galerie des figures · Évangélisme britannique

Né en 1943 · scientifique de formation, enseignant, éditeur, auteur et fondateur d’Ellel Ministries, qu’il a dirigé internationalement jusqu’en 2022.

Scientifique et enseignantchimie, microbiologie et enseignement supérieur
Éditeurédition technique, librairie et compilation de recueils
FondateurEllel Ministries et développement international de centres
Auteur et formateurouvrages et enseignements sur guérison, délivrance et discipulat

Prudence documentaire : les dates de formation, de carrière, de fondation et de transmission sont publiquement situables. Le récit de l’appel reçu en restaurant l’Alvis appartient au témoignage spirituel de Peter Horrobin et aux sources officielles d’Ellel ; il est présenté ici comme tel. La photographie provient de la page biographique officielle d’Ellel UK.

Annexe 7 / 11 · hors numérotation des pages

Fiche ministère — Ellel Ministries

A4 Portrait

Complément · ministère chrétien international · depuis 1986

Ellel
Ministries

Fondé dans le nord-ouest de l’Angleterre par Peter Horrobin, Ellel se définit comme un ministère chrétien international non confessionnel qui cherche à servir l’ensemble du Corps du Christ.

Origine

Le ministère commence en 1986 à Ellel Grange, près de Lancaster. Le siège international demeure associé à ce centre anglais.

Fonction principale

Accueillir, enseigner sur le Royaume de Dieu, proposer un ministère de prière aux personnes en demande et former des chrétiens à l’accompagnement.

Accent spirituel

Guérison intérieure, prière, délivrance, restauration, discipulat et formation. Ces termes décrivent la doctrine et la pratique revendiquées par Ellel ; ils ne constituent pas une évaluation clinique.

Rapport aux Églises

Ellel affirme travailler avec et pour des Églises de plusieurs dénominations. Son rôle déclaré est celui d’une œuvre de service et de formation, non celui d’une union d’Églises.

International

Un réseau de centres et d’équipes dans plusieurs pays, reliés à Ellel Ministries International. Le nombre et la liste des implantations sont des données évolutives.

En France

Ellel Ministries France est une association déclarée, créée le 25 juillet 2011, identifiée au RNA sous le numéro W381011863 et au répertoire Sirene sous le numéro 534 211 545.

Objet déclaré

Former à la relation d’aide et à l’accompagnement, accueillir et soutenir des personnes en détresse, et promouvoir des actions de bienfaisance et de formation, en lien avec Ellel Ministries International.

Classement le plus juste

Une organisation chrétienne paraecclésiale et interconfessionnelle de formation et de ministère de prière. « Paraecclésiale » signifie qu’elle agit à côté des Églises et à leur service ; cela ne veut dire ni « Église locale », ni « dénomination », ni « fédération d’Églises ».

Précaution : les expressions « guérison » et « délivrance » sont ici rapportées comme le vocabulaire religieux propre au ministère. Elles ne désignent pas un service de santé et ne remplacent pas un suivi médical, psychologique ou social professionnel.

Annexe 8 / 11 · hors numérotation des pages

Comparaison de statut — Ellel et CMFI / CMCI

A4 Paysage

Ne pas confondre proximité spirituelle et identité institutionnelle

Deux œuvres évangéliques,
deux statuts différents

Ellel Ministries et la CMFI–CMCI peuvent partager certains thèmes — prière, discipulat, action du Saint-Esprit ou combat spirituel — sans former le même type d’organisation.

Critère
Ellel Ministries
CMFI / CMCI
Nature
Ministère chrétien international non confessionnel ; œuvre paraecclésiale de service.
Mouvement évangélique missionnaire autonome, organisé pour former des disciples et implanter des Églises.
Fonction
Enseignement, formation, retraites, accompagnement et ministère de prière.
Évangélisation, discipulat, vie communautaire et développement d’assemblées locales.
Public
Des chrétiens venant d’Églises diverses ; Ellel affirme travailler avec les Églises locales.
Des membres, disciples, responsables et assemblées rattachés au mouvement selon ses structures nationales et locales.
Appartenance
Participer à une formation ou recevoir un accompagnement n’établit pas, à lui seul, une appartenance ecclésiale.
L’appartenance se rapporte normalement à une communauté ou à une structure du mouvement.
France
Association déclarée : RNA W381011863 ; SIREN 534 211 545. Cette forme juridique soutient une activité de ministère et de formation.
Les structures juridiques peuvent varier selon les pays et les assemblées ; le statut religieux pertinent reste celui d’un mouvement d’implantation d’Églises.
Différence décisive

Ellel équipe et accompagne des personnes issues de plusieurs Églises ; la CMFI–CMCI constitue et développe ses propres communautés. Les présenter dans la même annexe sert donc la comparaison historique et théologique, mais ne prouve aucune relation organique entre elles.

Note de méthode : il faut distinguer trois plans : le statut juridique d’une entité locale, sa fonction religieuse et son éventuelle affiliation. Une association déclarée peut soutenir des activités très différentes ; le seul mot « association » ne suffit donc pas à conclure qu’Ellel et la CMFI–CMCI ont le même statut ecclésial.

Annexe 9 / 11 · hors numérotation des pages

Frise — Cyril Cerdan et Hopesland Ministries

A4 Paysage

Complément de la frise · France · XXIe siècle

Cyril Cerdan
et le développement de Hopesland

Une trajectoire missionnaire française qui associe témoignage de conversion, formation biblique, action humanitaire, pratiques charismatiques et constitution récente d’une association et d’un réseau de communautés.

Parcours personnel

La biographie officielle évoque un parcours personnel difficile avant sa conversion, rapporté dans son témoignage.

témoignage officiel
Conversion

Il dit avoir rencontré le Christ et avoir été libéré de ses addictions et de ses « liens » spirituels.

témoignage officiel
Formation et appel

Le site mentionne une formation théologique, une reconnaissance dans le ministère et un appel à « équiper les saints ».

site Hopesland
Missions humanitaires

Il est présenté comme missionnaire engagé dans l’action humanitaire et président d’Empreinte d’Espoir.

sites officiels
Association Hopesland

Hopesland Ministries est active depuis le 27 février comme association déclarée, RNA W261006729.

répertoire Sirene
Réseau de communautés

Hopesland dit réunir des communautés partenaires ; Cyril Cerdan est aussi présenté comme pasteur de Parole de Vie.

site Hopesland
Formations et missions

Le calendrier mentionne France, Suisse, Luxembourg et La Réunion, avec enseignements, guérison et délivrance.

calendrier officiel
Coopération avec ELLEL

Une formation mensuelle est annoncée à Saint-Laurent-du-Pont avec Patrick Chambron et Cyril Cerdan.

calendrier officiel
Conversion revendiquée · 2010Missions humanitaires · dès 2014Association Hopesland · 2025Réseau et formations · 2026

Lecture : cette frise distingue le témoignage spirituel de Cyril Cerdan, les affirmations doctrinales de Hopesland et les repères administratifs vérifiables. Le titre d’« apôtre » appartient à la communication du ministère ; il ne correspond pas à un statut juridique ni à une fonction reconnue par l’ensemble des Églises protestantes.

Annexe 10 / 11 · hors numérotation des pages

Galerie — Cyril Cerdan

A4 Portrait

Galerie des figures · Évangélisme charismatique français

Missionnaire principal de Hopesland Ministries, formateur et responsable de réseau ; sa communication emploie également le titre d’« apôtre », présenté ici comme un titre interne au ministère.

Missionnaireévangélisation, campagnes et actions humanitaires en France et dans les nations
Pasteurprésenté par Hopesland comme pasteur principal de Parole de Vie
Formateurdiscipulat, Bible, prophétie, guérison et délivrance
« Apôtre »titre revendiqué dans la communication du réseau, sans portée administrative générale

Prudence documentaire : le parcours antérieur à 2010, la conversion, la délivrance et l’appel relèvent du récit autobiographique diffusé par Hopesland. L’existence juridique de l’association depuis 2025 et le calendrier public sont vérifiables séparément. La photographie provient du site de la Rencontre Foi, Guérison et Délivrance 2025.

Annexe 11 / 11 · hors numérotation des pages

Fiche ministère — Hopesland Ministries

A4 Portrait

Complément · association, ministère et réseau chrétien · France

Hopesland
Ministries

Hopesland — et non « Homeland » — se présente comme une œuvre chrétienne missionnaire et humanitaire voulant « impacter les nations par l’Évangile », tout en réunissant un réseau de communautés partenaires.

Statut administratif

Association déclarée active depuis le 27 février 2025. Le siège déclaré se situe à Crest, dans la Drôme.

Fonctions revendiquées

Évangélisation, missions, aide humanitaire, formations bibliques, discipulat et organisation de réunions en France et à l’étranger.

Doctrine publiée

Salut par grâce au moyen de la foi, Jésus-Christ comme unique médiateur, baptême par immersion, ouverture aux dons du Saint-Esprit et recours aux « cinq ministères » d’Éphésiens 4.11.

Pratiques mises en avant

Guérison, délivrance, prophétie, « signes, miracles et prodiges », formation de disciples et dimension dite apostolique. Il s’agit du vocabulaire religieux revendiqué par l’œuvre.

Réseau

Le site dit rassembler des communautés partenaires démarrées ou formées au travers du ministère sous le nom Hopesland. L’association et le réseau religieux sont donc liés, mais ne doivent pas être confondus avec une fédération protestante.

Orientation

Le classement descriptif le plus proche est évangélique charismatique, à accent pentecôtisant et apostolique-prophétique. C’est une analyse de ses croyances et pratiques publiées, non l’affirmation d’une affiliation dénominationnelle officielle.

Calendrier 2026

Le programme publié mentionne notamment Saint-Laurent-du-Pont, Le Creusot, plusieurs lieux en Suisse, le Luxembourg et La Réunion, ainsi que des formations en présence ou à distance.

Lien avec ELLEL

Hopesland annonce une formation biblique mensuelle à Saint-Laurent-du-Pont avec Patrick Chambron, présenté comme responsable d’ELLEL Ministries, et Cyril Cerdan. Cette coopération ponctuelle ne démontre ni fusion, ni affiliation, ni identité doctrinale complète.

Classement le plus juste

Une association chrétienne portant un ministère missionnaire et de formation, ainsi qu’un réseau de communautés à identité évangélique charismatique. Hopesland n’est pas, d’après les éléments consultés, une union nationale d’Églises comparable à la FPF ou au CNEF.

Précaution : les termes « guérison », « délivrance », « prophétie », « miracles » et « apôtre » sont rapportés comme le vocabulaire de Hopesland. Ils ne constituent ni une validation médicale des témoignages publiés, ni une appréciation de l’autorité spirituelle revendiquée. Toute situation de santé requiert un accompagnement professionnel approprié.

Dernier repère avant les sources

Rassembler avec le Christ

« Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. »
Matthieu 12.30

Cette parole n’autorise pas à distribuer hâtivement des verdicts sur les personnes ou les œuvres présentées. Dans son contexte, Jésus appelle chacun à se déterminer devant son action. Placée ici, elle rappelle que l’enjeu ultime n’est ni le prestige d’un nom, ni l’extension d’une organisation, mais le discernement de ce qui conduit réellement vers le Christ, rassemble autour de lui et porte du fruit dans la vérité, l’amour et le service. Les sources qui suivent donnent au lecteur les moyens de poursuivre ce discernement.

Sources

Les repères de ce dossier s’appuient sur les sites officiels des unions et mouvements présentés, sur des travaux universitaires et sur le Musée virtuel du protestantisme. Lorsqu’un mouvement se raconte lui-même, la recherche universitaire permet de mesurer l’écart entre le récit interne et l’histoire documentée : les deux sont utiles, elles ne se lisent pas de la même manière.

Sources de l’annexe hors série

Références historiques de fond

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